Dimbali est un cabinet de recrutement spécialisé dans l’insertion professionnelle des personnes étrangères.
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Peux-tu présenter Dimbali en quelques mots ?

Dimbali est un cabinet de recrutement spécialisé dans l’insertion professionnelle des personnes étrangères, créées, il y a 1 an. Je mets en relation et j’accompagne ce public et les  entreprises qui recrutent sur Nantes et ses alentours. Je cible différents domaines d’activité, principalement sur des métiers en tension et où il y a peu de barrières à l’entrée. 


D'où t'es venue la volonté de mettre ce projet en place ?

Pendant le confinement, j’ai eu envie de faire un bilan de compétences et de faire le point sur mon parcours. J’ai ensuite repris mes études et au fil du cursus, j’ai ressenti le besoin de porter mon propre projet. Il était important pour moi que ce projet ait une dimension interculturelle, car c’est ce qui m’anime depuis toujours. Je voulais également qu’il y ait un impact local et social. Progressivement, je suis arrivé sur la question de la migration, je me suis rendu compte qu’il y avait un public migrant important à Nantes. Je me suis rapidement dit que la façon la plus efficace de les aider était par l’emploi. C’est comme ça qu’est née l’idée du cabinet de recrutement.


Comment se caractérise l’accompagnement de Dimbali ?

L’accompagnement est constitué de plusieurs étapes. Dans un premier temps, je fais un point avec le salarié en insertion sur sa situation. Je vais m’assurer que la personne a défini un projet professionnel, je vais creuser les compétences acquises ou encore, voir comment rebondir si une première expérience professionnelle n’a pas été concluante. Une fois que le projet professionnel est posé, je vais aller chercher des entreprises qui peuvent correspondre. Je peux par la suite proposer de l’assistance sur des simulations d’entretien d’embauche par exemple. Enfin, je vais accompagner les deux parties tout au long du processus de recrutement. Évidemment, je reste en support aux entreprises à tout moment, y compris pendant la période d’essai. S’il y a des dysfonctionnements, je suis là pour qu’on discute et qu’on  trouve des solutions.


Quel rôle jouent les entreprises dans cet écosystème d’insertion ?

Les entreprises jouent un rôle décisif, car elles sont en mesure de recruter. En parallèle, elles peuvent se heurter à des difficultés pour trouver des candidats. Les personnes éloignées de l’emploi sont un public auquel ne pensent pas forcément les entreprises. Cela nécessite donc des ajustements au démarrage, mais très souvent, on se rend compte que ce qui peut d’abord représenter un investissement (humain, financier), est quelque chose qui s’avère gagnant sur le long terme. Quand les personnes sont bien accueillies et intégrées au sein d’une entreprise, elles développent une loyauté et une implication très fortes qui sont de véritables atouts. 


Aujourd’hui où est-ce que tu en es dans l’avancement de ton projet ? Quelles sont les prochaines étapes ? 

La structure est encore relativement jeune. L'objectif premier est d’avoir de plus en plus de clients et notamment des clients réguliers. Je souhaite d’abord pérenniser l’activité. Quand cette étape sera franchie, j’aimerais à terme, aller sur des métiers plus qualifiés, viser une zone géographique plus large, et potentiellement essayer de toucher d’autres publics comme les demandeurs d’asile.


En tant que jeune entrepreneur dans le secteur de l’insertion de personnes éloignées de l'emploi, quel conseil donnerais-tu à une personne qui souhaite se lancer dans ce secteur ?

Première chose qui est valable pour toute personne qui souhaite se lancer dans un projet entrepreneurial : c’est de bien faire le point sur soi et de trouver ce fameux alignement entre ses forces naturelles, ce qu’on aime faire et l’impact que l’on souhaite avoir. On peut avoir une idée formidable, mais ne pas forcément être prêt à la porter. Un projet entrepreneurial, c’est quelque chose d’intense qui demande beaucoup d’énergie, et encore plus dans le domaine de l’insertion. On côtoie un public qui fait face à des problèmes parfois très lourds, il faut savoir faire preuve d’empathie, mais aussi se préserver. C’est pour cela que c’est important d’être convaincu de ce qu’on fait, pour être capable de faire face aux difficultés et aux doutes.On ne doit pas forcément avoir toutes les compétences soi-même, c’est encore un secteur que je découvre, mais je suis convaincu du bien-fondé de ce que je fais. Enfin, avoir le soutien de son entourage proche, c’est aussi se mettre dans les conditions de la réussite.