Rencontre avec Dominique BOIZEAU

Dominique LoizeauComment en êtes-vous venue à travailler avec la Fondation Veolia ?

« J’étais directrice adjointe de la communication de Veolia Eau quand le président du groupe a décidé de créer une fondation qui prolongerait les missions et valeurs déjà portées par les activités du groupe à savoir l’environnement, la solidarité et l’emploi – avec un focus sur l’accompagnement des personnes les plus en difficulté. J’ai tout de suite postulé et j’ai ainsi rejoint l’équipe à l’origine de la Fondation Veolia. C’était en 2004, tout était à créer : les statuts à déposer, les supports de communication à produire, le cadre légal de notre intervention à définir… et bien sûr rencontrer les premières initiatives que nous souhaitions soutenir.

En quoi consiste aujourd’hui la mission de la Fondation Veolia ?

Nous travaillons toujours sur les trois axes décrits précédemment, l’urgence humanitaire reste un de nos principaux champs d’action avec une implication forte et très organisée des hommes et moyens de Veolia à travers le réseauVEOLIAFORCE. Avec l’arrivée de Thierry VANDEVELDE à la tête de la fondation, notre mission a évolué également sur les projets et le territoire. La fondation s’attache désormais à créer un maximum de liens entre les projets soutenus et les entités du groupe. Nous voulons que le groupe participe à la création de valeur à travers ces projets. Notre mission au sein de la fondation c’est aussi de se poser la question « comment donner plus qu’un chèque ? ». Cela se traduit au quotidien par le travail de sensibilisation que nous menons en interne et de mise en relation des directions RH, des achats,…du groupe avec les associations que nous finançons.

C’est ainsi que vous avez découvert Ares ?

En fait, cela s’est fait en deux temps. La Fondation soutient depuis toujours les actions pour lesquelles s’engagent ses collaborateurs. Ces parrains ont été les premiers à nous orienter vers les associations avec lesquelles ils nouaient des liens particuliers. C’est ainsi que le directeur de TRIADE à Gonesse (Val d’Oise) facilitait dans le cadre de la gestion des déchets DEEE le rapprochement de la Fondation avec Ateliers Sans Frontières et son directeur de l’époque ThibautGUILLUY… qui allait prendre en 2006 la direction du Groupe Ares. Depuis la Fondation soutient activement cet acteur majeur de l’Insertion par l’Activité Economique : Investissements pour développer les activités logistiques de Paris et du Val de Marne, soutiens aux équipements de La Petite Reine et de l’activité franchisée Sinéo.

Et depuis ?

Avec l’évolution de l’approche de la fondation, le partenariat avec Ares a pris une nouvelle dimension. Ainsi depuis 2012, la Fondation soutient financièrement le programme de renforcement des passerelles emploi d’Ares avec le monde de l’entreprise, mais organise également les visites de ses sites pour les salariés en parcours d’insertion et facilite les rencontres de la responsable Ares Emploi et Formation, Armelle, avec les DRH du groupe ou les responsables opérationnels qui recrutent. L’occasion également avec Manuelle Lemaire, marraine du programme et directrice du campus Ile de France, de tisser des liens entre l’association et notre centre de formation d’apprentis. Une manière également pour Veolia d’élargir les sources de son recrutement avec des personnes qui ont validé un certain nombre de savoir-être en entreprise et qui ont réellement exprimé leur motivation pour nos métiers.

De la même manière la fondation soutient Log’ins une Entreprise Adaptée créée en 2011 par Ares – en partenariat avec Norbert Dentressangle – qui accompagne les travailleurs handicapés vers l’emploi en entreprise classique. Les parcours s’articulent autour de l’activité logistique, j’essaie donc de mobiliser nos acheteurs autour du projet afin qu’ils confient une partie de leurs prestations à cet acteur pleine croissance. Développer ces partenariats ne se fait pas en un jour et l’intérêt que peut trouver l’entreprise dans ce genre de démarche n’est pas une évidence pour tous, mais c’est bien à notre sens une des missions que la fondation poursuit sur le long terme : réconcilier business et intérêt général.

Quelles sont les perspectives pour la fondation pour les années à venir ? D’autres évolutions ?

Pas de révolution, mais des envies fortes. Notamment développer sur le territoire français le mécénat de compétencesde nos collaborateurs qui fonctionne si bien sur les missions à l’étranger. Nous souhaitons également que l’action de la fondation soit toujours plus proche des territoires d’implantation du groupe. Enfin la fondation continuera de jouer son rôle de facilitateur d’innovations environnementales ou sociales. Nos routes avec Ares n’ont donc pas fini de se croiser… »

Dominique BOIZEAU, Directrice de la Communication de la Fondation VEOLIA ENVIRONNEMENT.